De la vente d’un logement à une solution d’habiter

Intervention du club Noé et de ses adhérents sur l’habiter :

 

Le 6 Juillet, plusieurs acteurs économiques de l’habiter (Bailleurs sociaux, entreprises du BTP, réseaux…) se sont réunis au siège de Schneider Electrique pour découvrir les solutions technologiques de demain dans le secteur du logement, mais également pour discuter des nouvelles manières de concevoir des solutions d’habiter prenant en compte les enjeux du développement durable.

Cette journée organisée et portée par Réseau Alliances, Schneider Electrique et Habitat en région, a été l’occasion pour le Club Noé et plusieurs de ses adhérents (Citéo, Envergure Architectes, ISE Electricité, Textifloor et Soliha) d’expliquer, de promouvoir et d’échanger sur les solutions qu’apportent l’économie de la fonctionnalité et de la coopération (EFC) au regard des enjeux économiques, sociaux et environnementaux de l’habiter.

Voici une synthèse de l’atelier d’échange animé par le club Noé :

Concevoir des solutions globales d’habiter :

Penser et vendre des solutions intégrées/globales plutôt qu’un bien ou un service, c’est déjà changer de modèle économique et c’est avancer dans ce qu’on appelle l’économie de la fonctionnalité et de la coopération (EFC). Dans l’habiter, cela signifie que l’on ne vend pas juste un bien (le logement/l’habitat) avec un prix au mètre carré, mais plutôt une solution globale d’habiter qui repose sur l’intégration d’effets utiles dans différents registres (efficacité énergétique, santé, autonomie des personnes âgées, lien aux enjeux de territoire…).

L’atelier et les échanges ont permis de révéler :

1, que cette logique de concevoir des solutions intégrées se répandait et que plus d’un des participants « faisait  de l’EFC » sans le savoir (l’EFC : c’est un nouveau modèle économique qui consiste non plus à vendre un bien ou un service, mais une performance d’usage qui intègre des enjeux sociaux et/ou environnementaux).

2, que cette logique ne pouvait se déployer que dans un contexte de coopération entre les parties prenantes concernées. En effet, ces effets utiles en termes de santé, d’efficacité énergétique, etc, dépendent d’un ensemble d’acteurs et non plus que d’une seule partie prenante. Malheureusement :

  • La coopération ne va pas de soi
  • La coopération ne se décrète pas
  • La coopération, on ne s’est pas trop ce que ça veut dire concrètement.

Coopérer, c’est prendre en compte les contraintes de l’autre dans son propre travail.

Un enjeu important autour de la coopération consiste donc à identifier quels sont les acteurs avec qui nous sommes capables de coopérer afin de co-construire et de s’engager sur une performance d’usage (ex : nous nous engageons à baisser votre facture d’énergie de 20%).

3, qu’il y a une différence entre valeur d’usage (ce qui est perçu comme utile) et valeur économique/monétaire. En effet, ce qui crée de la valeur d’usage ne crée pas nécessairement de valeur économique et réciproquement. Or dans l’habiter, la valeur d’usage peut être considérable si on se concentre sur les effets utiles autour de l’habiter (la santé, la performance énergétique, le lien social…). En revanche ces effets utiles ne peuvent être déployés ni valorisés si l’on reste dans le simple cadre du bâti qui réduit la valeur d’usage à un prix au mètre carré.

Tout l’enjeu est de parvenir à co-définir cette valeur d’usage et d’identifier les moyens nécessaires pour maximiser cette valeur avec l’ensemble des parties prenantes concernées.

 

Pour conclure, il est clair que le développement durable, la RSE, la performance globale sont des occasions extraordinaires pour maximiser la valeur d’usage dans l’habiter. Grâce à l’économie de la fonctionnalité et de la coopération, valeur d’usage et valeur économique convergent, permettant ainsi de concilier intérêt économique social et environnemental.